De l’invisibilité à la remise en lumière…

Déc 5, 2025

De l’invisibilité à la remise en lumière…

En septembre, j’évoquais l’invisibilité et ses effets.

En écrivant tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas, quelque chose s’est relié, par-delà le temps, par-delà les silences.

Nous nous sommes reconnus.

Invisibles, mais reliés.

Avant de clore ce chapitre, j’aimerais nommer celles et ceux de la lignée narrative de Michael White qui n’ont été visibles en France que brièvement, entre 2005 et 2010.

Ce sont les personnes qui se tenaient le plus près de lui, professionnellement, en 2008, juste avant sa mort, au moment où il venait de créer l’ANTC, le centre Narrative Practice Adelaïde, rebaptisé NPA en 2011, par Maggie Carey , Shona Russell et Rob Hall.

Je me sens encore reliée à elles.

Il m’arrive de les chercher sur le net pour réentendre leurs voix.

Elles ont façonné ma pratique de multiples façons, et je continue de déplier ce que leurs transmissions ont rendu possible.

Je ne sais comment cela s’est produit, mais certaines de ces voix se sont tues trop tôt dans notre paysage.

Et, quelles qu’en soient les raisons, il me semble essentiel aujourd’hui de redire leurs noms.

Parce que l’invisibilité finit par effacer ce que la mémoire ne porte plus.

Les connaissez-vous ? Vous en souvenez-vous ?

Maggie Carey

Shona Russell

Sue Mann

Rob Hall

Peggy Sax

Sarah Walther

Amanda Redstone

Gaye Stockell

Dire leurs noms aujourd’hui,

c’est redonner à la narrative toute sa portée,

y compris dans sa dimension inclusive,

au-delà des échos les plus audibles.


Visuel : Tableau mandala : Daphné Feitussi

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